Mammographie

Dépistage, Suivi

La mammographie est l’examen radiologique de référence pour le dépistage des cancers et des lésions pré-cancéreuses des seins.

 

La mammographie étudie la glande mammaire et permet de dépister à un stade précoce un cancer du sein.
Elle recherche des anomalies telles que des opacités, des microcalcifications.

Cet examen est indiqué :
A titre individuel à partir de 40 ans, ou dans le cadre du dépistage organisé (ADEMAS, ODLC) de 50 à 74 ans. Il est réalisé tous les 2 ans.
Lors de la découverte d’une boule dans le sein, d’un écoulement anormal du mamelon, d’une anomalie de la peau du sein.

 

 

Déroulement de l’Examen

 

Dans un premier temps, vous vous déshabillez dans une cabine individuelle. Le manipulateur ou le radiologue vous explique ensuite comment vous installer. Tout en restant debout, il faut avancer le thorax le plus possible contre l’appareil pour pouvoir bien poser tout le sein sur la plaque qui contient le film. Une seconde plaque vient alors appuyer sur votre sein et l’aplatir. Et, surtout, il est préférable de fixer le rendez-vous la semaine qui suit vos règles, lorsque les seins sont moins gonflés, car à ce moment là, la sensation est moins douloureuse.

 

En moyenne, la mammographie dure entre 10 et 15mn au total, sauf si des examens complémentaires doivent être réalisés.
Après la mammographie, le radiologue va analyser les clichés et réaliser un examen clinique : il vérifie l’aspect de la peau et du mamelon et s’assure que tout est normal à la palpation. Parfois, il peut avoir besoin de réaliser une échographie complémentaire pour affiner l’interprétation des images. Il vous donne souvent le résultat tout de suite et vous repartez avec vos clichés que vous devrez conserver soigneusement jusqu’à la prochaine mammographie.

 

 

Quand la mammographie révèle une anomalie

En fonction des anomalies rencontrées, des incidences complémentaires pourront être réalisées (agrandissements, profil interne, cliché déroulé, cliché localisé). De même, la réalisation d’une échographie peut être motivée pour préciser certaines anomalies mammographiques ou en présence de seins très denses, en particulier chez une patiente à risque ou en cas d’anomalie à la palpation. Enfin, l’IRM trouve une place de plus en plus importante en complément de la mammographie.

Si une image anormale apparaît sur les clichés de la mammographie, vous devrez effectuer d’autres examens un peu plus tard, à savoir une biopsie de la zone suspecte  (prélèvement de fragments de tissus). Le prélèvement est envoyé dans un laboratoire pour analyse au microscope. Cela s’appelle un examen anatomo-cytopathologique.

Microbiopsie & Macrobiopsie

 

 

Quand le clinicien ou le radiologue se trouve devant une lésion palpable, ou devant une image radiologique vue sur la mammographie, ou encore sur l’échographie mammaire, il est parfois nécessaire (afin de confirmer la nature bénigne ou maligne de la lésion) d’avoir une analyse des cellules, c’est le radiologue qui réalisera l’examen, c’est-à-dire le prélèvement de ces cellules.

Devant une image kystique de grande taille, douloureuse ou déformant le sein, il est souvent réalisé une cyto-ponction (ponction à l’aiguille fine, indolore) afin de retirer le liquide.

Devant une image solide, une zone de densité, des micro-calcifications et plus généralement chaque fois que l’on veut vérifier la nature réelle d’une lésion, il est nécessaire de pratiquer une analyse des tissus que l’on appelle biopsie et qui consiste à retirer un fragment de la région de l’organe que l’on veut analyser au microscope (= analyse histologique ou anatomopathologique).  Il existe 2 types de biopsies : les micro-biopsies, les macro-biopsies avec plus récemment la biopsie par  Mammotome elite MacroBiopsie.

Seule l’analyse histologique d’une lésion permet d’affirmer sa nature cancéreuse.
Sa bonne pratique est l’aboutissement d’une étroite collaboration entre le radiologue, le clinicien et le médecin anatomo-pathologiste, d’où l’intérêt de se confier à une équipe multidisciplinaire rodée à la prise en charge de ce type de pathologie.

 

 

Déroulement de l’Examen

 

Après vous être allongée sur le dos, torse nu, le médecin réalisera une nouvelle échographie pour cibler l’anomalie et déterminer le siège précis par lequel il introduira une aiguille fine. Il vous demandera de placer les bras au-dessus de la tête, puis, après une soigneuse désinfection de la peau et mise en place d’une protection stérile autour de la sonde d’échographie, le radiologue réalise une anesthésie locale en injectant sous la peau le liquide anesthésique (Xylocaïne®) qui rend le site de biopsie insensible, en quelques secondes, pour une durée de 30 minutes environ. Ainsi, vous ne ressentirez aucune douleur ni pendant l’examen, ni après, lorsque l’anesthésie aura cessé. Une incision cutanée minime, de 1 à 3 mm, est nécessaire pour introduire l’aiguille du système de biopsie. La progression de l’aiguille est soigneusement contrôlée sur l’écran de l’échographe. Le dispositif de prélèvement est équipé d’un ressort qui permet à l’aiguille de détacher un fragment de tissu d’un mouvement très rapide, responsable d’un claquement qui ne doit pas vous surprendre. Plusieurs prélèvements successifs, indolores sont réalisés, l’anesthésie locale étant encore efficace.

 

 

La procédure dure en moyenne 20 à 30 minutes, mais il faut compter environ une heure de présence au centre d’imagerie.

Un compte rendu de l’examen est systématiquement joint à votre dossier radiologique.

 

Après la Biopsie ?

 

Un pansement hermétique est appliqué sur la peau, et ne doit pas être enlevé avant 4 jours, pour permettre une bonne cicatrisation cutanée.

  • Dans la grande majorité des cas, il n’y aura aucune trace du prélèvement.
  • Une ecchymose cutanée transitoire peut toutefois apparaître au niveau du point de ponction.
  • Dans les 3 jours qui suivent le prélèvement, une boule dure et douloureuse, correspondant à un hématome ou à une infection pourrait exceptionnellement apparaître : dans ce cas, il faut contacter le radiologue, qui traitera la complication.

Les prélèvements sont ensuite adressés par coursier au laboratoire d’anatomopathologie. Les résultats de l’analyse seront envoyés à votre médecin traitant ou à votre gynécologue, dans 8 jours. Votre médecin vous indiquera la conduite à tenir, adaptée en fonction de ces résultats.

 

 

Il est important de conserver soigneusement le compte-rendu d’analyse qui sera utile pour votre suivi et le prochain contrôle radiologique.

 

Bilan d’infertilité

 

 

Hystérosonographie

 

Bilan d’infertilité à la recherche de malformations utérines ou d’anomalies intracavitaires.

L’hystérosonographie est un examen  permettant l’étude de la cavité de l’utérus et de l’endomètre. Simple et indolore, elle consiste en une échographie par voie endovaginale après introroduction d’un fin cathéter dans le col de l’utérus avec injection d’une petite quantité de sérum physiologique stérile, permettant de distendre la cavité de l’utérus et de mieux caractériser des images telles qu’un polype ou un fibrome par exemple. Elle est aussi très utile dans les bilans d’infertilité à la recherche de malformations utérines ou d’anomalies intracavitaires.

 

 

Déroulement de l’Examen

 

L’hystérosonographie s’effectue de préférence durant la première moitié du cycle menstruel, mais elle reste possible dans n’importe quelle autre phase, y compris lors de saignement actif. Aucune antibioprophylaxie ni désinfection vaginale n’est requise avant l’examen. La patiente est installée en position gynécologique, vessie vide. On commence l’examen par une échographie endovaginale normale qui mesure et analyse les différents organes pelviens. La sonde endovaginale est ensuite retirée, un examen gynécologique met en évidence le col utérin. On procède à une désinfection du col et du vagin. Un cathéter souple, avec ou sans ballonnet, purgé avec la solution isotonique est introduit, sans anesthésie dans la cavité utérine. La sonde endovaginale est remise en place et l’hystérosonographie débute avec l’instillation intra-utérine de 5 à 30 ml de solution isotonique. L’injection lente de la solution isotonique est très bien supportée

 

Résultat

 

 

L’hystérosonographie permet de décrire la perméabilité du canal cervical, la régularité de la cavité utérine, et l’épaisseur endométriale. Un endomètre normal (épaisseur totale) mesure entre 4 et 8 mm lors de la première phase du cycle et 8 à 14 mm lors de la deuxième phase. En période postménopausique chez une patiente sans hormono-substitution, la limite supérieure de l’épaisseur totale de l’endomètre est fixée à 5 mm. Confronté à des symptômes relevant d’une pathologie de l’endomètre ou du myomètre, elle permet de mettre en évidence des polypes sessiles ou pédiculés, une hyperplasie focale ou généralisée, des lésions susceptibles d’être néoplasiques, des myomes dont on pourra préciser la localisation, la taille et l’extension intramurale, des synéchies et finalement des modifications endométriales induites par du tamoxifène. En plus de ces différentes pathologies, au cours du même examen, on visualise les annexes et le myomètre. Une étude a démontré que lors de troubles du cycle, une seule consultation comprenant une hystérosonographie permet de poser un diagnostic étiologique et une prise en charge adéquate chez 93% des patientes.

Lors d’infertilité ou de troubles du cycle, l’hystérosonographie apporte un complément diagnostique significatif facilitant les décisions thérapeutiques. Son utilisation est surtout orientée vers l’analyse de la cavité utérine, de l’endomètre et le diagnostic de lésions intracavitaires. Pour une sensibilité et une spécificité similaire à l’hystéroscopie et à l’hystérosalpingographie, elle ne nécessite aucun rayonnement ionisant, aucun produit de contraste.

 

Endométriose

 

 

 

 

Rectosonographie

Suspicion d’endométriose avec atteinte digestive

 

La rectosonographie est réalisée chez les femmes ayant une suspicion d’endométriose avec atteinte digestive. Après lavement à base de Normacol (que la patiente réalise chez elle) il consiste en une échographie par voie endovaginale réalisée après opacification du rectum par du sérum physiologique.
Très bien tolérée par les patientes, elle permet de mieux caractériser les nodules d’endométriose profonde avec atteinte de la paroi rectosigmoïdienne.

 

Intérêt ?

 

L’endométriose profonde postérieure (EPP) pose nombre de problèmes diagnostiques et thérapeutiques. L’imagerie par résonance magnétique (IRM), examen de référence dans l’endométriose, est prise en défaut lorsqu’il existe des lésions pelviennes postérieures, notamment dans les atteintes recto-sigmoïdiennes.

     

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