Mammographie

Dépistage, Suivi

La mammographie est l’examen radiologique de référence pour le dépistage des cancers et des lésions pré-cancéreuses des seins.

Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme. Sa fréquence augmente avec l’âge. Plus il est détecté tôt, plus il est facile à soigner et guérir.

La mammographie étudie la glande mammaire et permet de dépister à un stade précoce un cancer du sein.
Elle recherche des anomalies telles que des opacités, des microcalcifications.

Cet examen est indiqué :

1 – A titre individuel, tous les 2 ans, à partir de 40 ans, en fonction des facteurs de risque (antécédents de cancer du sein ou de l’ovaire dans la famille, prédisposition génétique, tabac, alcool, obésité…) et sur ordonnance du médecin généraliste ou du gynécologue.

2 -Dans le cadre du dépistage organisé (ADEMAS, ODLC) de 50 à 74 ans. Vous recevrez une convocation par l’organisme de dépistage tous les 2 ans.

3 – Après 74 ans, le CNGOF (Collège national des gynécologues et obstétriciens français), recommande (avec le soutien de la Ligue Nationale contre le cancer) la poursuite du dépistage individuel avec une mammographie tous les deux ans, pour les femmes qui le souhaitent et après discussion avec leur médecin.

4-Lors de la découverte d’une boule dans le sein ou le creux axillaire, d’un écoulement anormal du mamelon, d’une anomalie de la peau du sein ou du mamelon.

 

 

Déroulement de l’Examen

 

Dans un premier temps, vous vous déshabillez dans une cabine individuelle. Le manipulateur vous explique ensuite comment vous installer. Tout en restant debout, il faut avancer le thorax le plus possible contre l’appareil pour pouvoir bien poser tout le sein sur la plaque qui contient le film. Une seconde plaque vient alors appuyer sur votre sein et l’aplatir. Il est préférable de fixer le rendez-vous la semaine qui suit vos règles, lorsque les seins sont moins gonflés, car à ce moment-là, la compression est plus facile et moins douloureuse.

 

Deux clichés sont réalisés sur chaque sein de face et en incidence oblique. En moyenne, la mammographie dure entre 10 et 15 mn, sauf si des examens complémentaires doivent être réalisés.

 

Après la mammographie, le radiologue va vous interroger, analyser les clichés et réaliser un examen clinique : il vérifie l’aspect de la peau et du mamelon, palpe les seins et les aisselles. Parfois, il peut avoir besoin de réaliser une échographie complémentaire pour affiner l’interprétation des images. Il vous donne souvent le résultat tout de suite et vous repartez avec vos clichés que vous devrez conserver soigneusement jusqu’à la prochaine mammographie.

La comparaison avec les anciennes mammographies est très importante : pensez à bien rapporter vos anciennes mammographies, au minimum les deux derniers bilans.

Notre appareil est équipé de la tomosynthèse, (imagerie numérique tridimensionnelle), dernière innovation technologique permettant de détecter plus facilement des petites lésions. 

 

 

Quand la mammographie révèle une anomalie

En fonction des anomalies rencontrées, des incidences complémentaires pourront être réalisées (agrandissements, profil interne, cliché déroulé, cliché localisé).

De même, la réalisation d’une échographie peut être motivée pour préciser certaines anomalies mammographiques ou en présence de seins très denses, en particulier chez une patiente à risque ou en cas d’anomalie à la palpation ou encore lorsqu’il s’agit d’une première mammographie et/ou que la comparaison avec des anciennes radiographies n’est pas possible.

Enfin, l’IRM trouve une place de plus en plus importante en complément de la mammographie, pour laquelle un rendez-vous rapide sera organisé si nécessaire.

Si le bilan sénologique retient une anomalie potentiellement suspecte ou suspecte, une biopsie (prélèvement de fragments de tissus) sera organisée avec le radiologue dans les jours ou la semaine qui suivent. Les prélèvements seront envoyés par nos soins dans un laboratoire pour analyse au microscope. Cela s’appelle un examen anatomo-pathologique.

Microbiopsie & Macrobiopsie

 

 

Quand le clinicien ou le radiologue se trouve devant une lésion palpable, ou devant une image radiologique vue sur la mammographie, ou encore sur l’échographie mammaire, il est parfois nécessaire de faire un prélèvement pour pouvoir analyser les cellules, et confirmer la nature bégnine ou maligne de la lésion. C’est le radiologue qui réalisera ce prélèvement.

Devant une image kystique de grande taille, douloureuse ou déformant le sein, il est souvent réalisé une cytoponction, le plus souvent sous guidage échographique (ponction à l’aiguille fine, indolore) afin de retirer le liquide et faire disparaitre le kyste. Si l’image est typique, il n’est pas nécessaire de faire analyser le liquide retiré.

Devant une image solide (non liquidienne), une zone de densité anormale, des microcalcifications et plus généralement chaque fois que l’on veut vérifier la nature d’une lésion, il est nécessaire de pratiquer une analyse des tissus en réalisant une biopsiequi consiste à retirer un ou plusieurs fragments de l’image que l’on veut faire analyser au microscope (= analyse histologique ou anatomopathologique).  Il existe 2 types de biopsies : les micro-biopsies, les macro-biopsies (aiguille un peu plus grosse) avec plus récemment la biopsie par Mammotome Elite macro-biopsie.

Seule l’analyse histologique d’une lésion permet d’affirmer sa nature cancéreuse ou non.
Sa bonne pratique est l’aboutissement d’une étroite collaboration entre le radiologue, le clinicien et le médecin anatomo-pathologiste, d’où l’intérêt de se confier à une équipe multidisciplinaire rodée à la prise en charge de ce type de pathologie.

 

 

 

Déroulement de l’Examen

 

Après vous être allongée sur le dos, torse nu, le médecin réalisera une nouvelle échographie pour cibler l’anomalie et déterminer le siège précis par lequel il introduira une aiguille fine. Il vous demandera de placer les bras au-dessus de la tête, puis, après une soigneuse désinfection de la peau et mise en place d’une protection stérile autour de la sonde d’échographie, le radiologue réalisera une anesthésie locale en injectant sous la peau le liquide anesthésique (Xylocaïne®) qui rend le site de biopsieinsensible, en quelques secondes, pour une durée de 30 minutes environ. Ainsi, vous ne ressentirez aucune douleur ni pendant l’examen, ni après, lorsque l’anesthésie aura cessé. Une incision cutanée minime, de 1 à 3 mm, est nécessaire pour introduire l’aiguille du système de biopsie. La progression de l’aiguille est soigneusement contrôlée sur l’écran de l’échographe. Le dispositif de prélèvement est équipé d’un ressort qui permet à l’aiguille de détacher un fragment de tissu d’un mouvement très rapide, responsable d’un claquement qui ne doit pas vous surprendre. Plusieurs prélèvements successifs (en moyenne 4 prélèvements) et indolores sont réalisés, l’anesthésie locale étant encore efficace.

Il sera parfois nécessaire, notamment pour les lésions de petite taille inférieure à 5 mm, de réaliser au décours de la biopsie la pose d’un marqueur métallique ou clip intramammaire. Celui-ci sera introduit par le même orifice d’entrée que pour la biopsie.

 

 

La procédure dure en moyenne 20 à 30 minutes, mais il faut compter environ une heure de présence au centre d’imagerie.

Un compte rendu de l’examen est systématiquement joint à votre dossier radiologique

 

Après la Biopsie ?

 

Un pansement hermétique est appliqué sur la peau, et ne doit pas être enlevé avant 4 jours, pour permettre une bonne cicatrisation cutanée. En cas de macro-biopsie un pansement compressif sera appliqué pendant 24 heures.

  • Dans la grande majorité des cas, il n’y aura aucune trace du prélèvement.
  • Une ecchymose cutanée transitoire peut toutefois apparaître au niveau du point de ponction.
  • Dans les 3 jours qui suivent le prélèvement, une boule dure et douloureuse, correspondant à un hématome ou à une infection pourrait exceptionnellement apparaître : dans ce cas, vous pourrez contacter le service et le radiologue.

Les prélèvements sont ensuite adressés par coursier au laboratoire d’anatomopathologie. Les résultats de l’analyse seront envoyés à votre médecin traitant ou à votre gynécologue, dans les 5 à 8 jours. Le radiologue ou votre médecin vous indiquera la conduite à tenir, adaptée en fonction de ces résultats.

 

Il est important de conserver soigneusement le compte-rendu d’analyse qui sera utile pour votre suivi et le prochain contrôle radiologique.

 

Pose de harpon

Lorsque que l’exérèse chirurgicale de l’anomalie détectée et biopsiée est nécessaire (notamment pour les lésions non ou peu palpables), le chirurgien peut demander au radiologue d’introduire un petit fil métallique appelé « harpon » dans la lésion pour lui permettre de bien localiser la zone à opérer. La procédure est la même que pour une biopsie. Elle est également réalisée sous guidage échographique, la veille ou le jour de l’intervention.

Après mise en place du harpon, un pansement hermétique est placé et des clichés mammographiques de face et de profil sont souvent réalisés.

 

Bilan d’infertilité

 

 

Hystérosonographie

 

Bilan d’infertilité à la recherche de malformations utérines ou d’anomalies intracavitaires.

L’hystérosonographie est un examen permettant l’étude de la cavité de l’utérus et de la muqueuse (endomètre). Simple et indolore, elle consiste en une échographie par voie endovaginale après introduction d’un fin cathéter dans le col de l’utérus avec injection d’une petite quantité de sérum physiologique stérile, permettant de distendre la cavité de l’utérus et de mieux caractériser des images telles qu’un polype ou un fibrome par exemple (qui peuvent provoquer des saignements anormaux). Elle est aussi très utile dans les bilans d’infertilité à la recherche de malformations utérines ou d’anomalies intra-cavitaires telles que les synéchies (adhérences).

 

 

 

Déroulement de l’Examen

 

L’hystérosonographie s’effectue de préférence durant la première moitié du cycle menstruel, mais elle reste possible dans n’importe quelle autre phase, y compris lors de saignement actif. Aucune antibioprophylaxie ni désinfection vaginale n’est requise avant l’examen. La patiente est installée en position gynécologique, vessie vide. On commence l’examen par une échographie endovaginale normale qui mesure et analyse les différents organes pelviens. La sonde endovaginale est ensuite retirée, un examen gynécologique met en évidence le col utérin. On procède à une désinfection du col et du vagin. Un cathéter souple, avec ou sans ballonnet, purgé avec la solution isotonique est introduit, sans anesthésie dans la cavité utérine. La sonde endovaginale est remise en place et l’hystérosonographie débute avec l’instillation intra-utérine de 5 à 30 ml de solution isotonique. L’injection lente de la solution isotonique est très bien supportée

 

Résultat

 

 

L’hystérosonographie permet de décrire la perméabilité du canal cervical, la régularité de la cavité utérine, et l’épaisseur endométriale. Un endomètre normal (épaisseur totale) mesure entre 4 et 8 mm lors de la première phase du cycle et 8 à 14 mm lors de la deuxième phase. En période postménopausique chez une patiente sans hormono-substitution, la limite supérieure de l’épaisseur totale de l’endomètre est fixée à 5 mm. Confronté à des symptômes relevant d’une pathologie de l’endomètre ou du myomètre, elle permet de mettre en évidence des polypes sessiles ou pédiculés, une hyperplasie focale ou généralisée, des lésions susceptibles d’être néoplasiques, des myomes dont on pourra préciser la localisation, la taille et l’extension intramurale, des synéchies et finalement des modifications endométriales induites par du tamoxifène. En plus de ces différentes pathologies, au cours du même examen, on visualise les annexes et le myomètre. Une étude a démontré que lors de troubles du cycle, une seule consultation comprenant une hystérosonographie permet de poser un diagnostic étiologique et une prise en charge adéquate chez 93% des patientes.

Lors d’infertilité ou de troubles du cycle, l’hystérosonographie apporte un complément diagnostique significatif facilitant les décisions thérapeutiques. Son utilisation est surtout orientée vers l’analyse de la cavité utérine, de l’endomètre et le diagnostic de lésions intracavitaires. Pour une sensibilité et une spécificité similaire à l’hystéroscopie et à l’hystérosalpingographie, elle ne nécessite aucun rayonnement ionisant, aucun produit de contraste.

 

Endométriose

 

 

 

 

Rectosonographie

Suspicion d’endométriose avec atteinte digestive

 

La rectosonographie est réalisée chez les femmes ayant une suspicion d’endométriose avec atteinte digestive. Après lavement à base de Normacol (que la patiente réalise chez elle) il consiste en une échographie par voie endovaginale réalisée après opacification du rectum par du sérum physiologique.
Très bien tolérée par les patientes, elle permet de mieux caractériser les nodules d’endométriose profonde avec atteinte de la paroi rectosigmoïdienne.

 

Intérêt ?

 

L’endométriose profonde postérieure (EPP) pose nombre de problèmes diagnostiques et thérapeutiques. L’imagerie par résonance magnétique (IRM), examen de référence dans l’endométriose, est prise en défaut lorsqu’il existe des lésions pelviennes postérieures, notamment dans les atteintes recto-sigmoïdiennes.

     

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